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vendredi 28 octobre 2016

Le royaume Sosso



Le Royaume de Sosso (parfois écrit Soso) était, au XIIe siècle, un royaume d’Afrique de l'ouest, dans la région de Koulikoro (actuel Mali).


Après la chute de l’Empire du Ghana, un chef Sarakolé fonde plus au sud le royaume de Sosso et établit la dynastie des Diarisso qui y règne jusqu’en 1180. À cette date les Kanté, clan de forgerons hostiles à l’Islam, vont dominer la région. Sosoe Kemoko unifie le Kaniaga et le Sosso. Son fils Soumaoro Kanté qui lui succède vers 1200, conquiert les petits royaumes voisins et fait régner la terreur mais était un souverain qui combattait l'esclavage. Vaincu par Sundjata Keïta lors de la bataille de Kirina en 1235, il disparaît dans les montagnes de Koulikoro. Sundjata rase la capitale de Sosso. Le royaume est intégré dans l’empire du Mali.

D'après le chercheur mandingue Solomana Kante, c'est après cette bataille qu'un groupe de Sosso, qui parlaient la même langue que les Malinké, ont fui Sosso et prirent la direction de l'ouest, pour s'installer à Jalon (futur Fouta Djalon) à la fin du XIIIe siècle auprès des Jalonkés.

C'est l'arrivée des Peuls au XVIe siècle avec l'islam qui les aurait repoussés encore plus vers l'ouest. Ce sont tous ces changements de régions et tous les brassages avec les autochtones des régions traversées pendant sept siècles qui les ont fait abandonner la plupart des mots de leur langue au profit du jalonké et des langues côtières de la Guinée maritime.

Pour en savoir plus cliquez ici

A bientôt chers lecteurs pour un autre article....
                                                              
Soumaoro Kanté, souverain sosso
 
 
 

vendredi 30 septembre 2016

Sao Tomé e Principe,deuxième état le plus petit d'Afrique réserve des surprises


São Tomé-et-Principe est une jeune démocratie qui fonctionne depuis près de 26 ans et qui vient en août dernier encore une fois d’élire démocratiquement son quatrième Président.  État insulaire, deuxième État le plus petit d’Afrique, sans ressources minières, le pays a néanmoins fait de notables progrès en matière de développement humain, avec un taux de scolarisation supérieur à 97%, une couverture d’électricité de plus de 60%, un taux de pénétration d’Internet en croissance exponentielle, un taux de paludisme parmi les plus faibles en Afrique et des avancées reconnues en matière de gouvernance et de climat des affaires. 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Vidéo sur le  pays (2014)
 
 
 
 

jeudi 4 août 2016

AFRIQUE-CUISINE- Les chenilles régalent les papilles


Bonjour, chers lecteurs aujourd'hui je vais partagé avec vous un plat à base de chenilles appelés en Centrafrique "Yabanda de makongo".

Pleines de protéines, les chenilles sont un plat national en Centrafrique, elles sont aussi mangés au Cameroun et dans d'autres pays en Afrique , préparés à peu près de la même façon....Une vidéo qui vous montre bien comment les choisir et les déguster...Bon appétit!




Des chenilles fumées



Vidéo


 

mercredi 6 juillet 2016

La place et l'importance du Gri-gri en Afrique


Par définition le Gri-gri en Afrique noire est un petit objet que l'on porte sur soi et qui est destiné à conjurer le mauvais sort,à attirer la chance,le bonheur.

Sa place est importante au sein de la communauté africaine, pour la plupart des africains naître et vivre sans Gri-gri s'est comme être nu et à la merci de tous dangers. Porter un Gri-gri c'est se protéger de la sorcellerie et des mauvais œil.

L'Afrique même si elle a adhéré aux religions "dîtes révélées"(Islam,Christianisme....),elle garde un profond respect des pratiques anciennes et traditionnelles et reste attachée à ses féticheurs et guérisseurs traditionnels qui détiennent une partie des trésors mystiques que renferment le continent que les occidentaux ne peuvent comprendre.

La place du Gri-gri est prépondérante et peut même changer les attitudes de tout un groupe en fonction de la situation.

Je vais vous raconter une anecdote: "dans un quartier à Abidjan il y avait un manguier sur une place publique et un jour quelqu'un y déposa un Gri-gri, du coup plus personne n'osait ni passer devant le manguier, le toucher et encore moins en manger les fruits de l'arbre"....

Pour vous dire que cela affecte même les habitudes d'une personne ou d'un groupe. La peur du mauvais sort est réel et persistant en Afrique.

Le Gri-gri qu'on y croît ou pas, ses pouvoirs magiques ne sont pas discutable dans nos sociétés.

Des combattants en portent pour aller au combat et certains aurait été criblés de balles sans aucune ne les atteignent. Vrai ou faux? toujours est-il que des témoignages de ce genre sont légions.

Je conclurai en disant que chacun est libre d'en porter ou pas, mais sachons une chose il n'y a pas plus grand Gri-gri que la Foi en Dieu l'Eternel.

A bientôt chers lecteurs et bonne journée à tous

 Eveline Soumah Ndjomo


                                                             
Gri-gri




                                             
Gri-gri



mercredi 29 juin 2016

L'île de Gorée ...l'histoire nous parle


Aujourd'hui, j'ai  choisi l'île de Gorée, cette île qui englobe une partie douloureuse de notre histoire africaine "le commerce des hommes noirs" .

Il est souvent reproché à l'occident son entière responsabilité quant à la traite des noirs mais on oublie souvent le rôle joué par nos semblables complices de cette barbarie organisée qui n'hésitaient pas à vendre leurs frères noirs pour des armes, de l'alcool, du parfum ou que sais-je.....

Donc si l'on doit évaluer les responsabilités, je dirai 50/50

je m'arrêterai ici dans ma réflexion personnelle, en vous laissant découvrir des vidéos que j'ai sélectionné pour vous qui j'espère vous replongera dans l'histoire....

Eveline Soumah Ndjomo

                                   

Ile de Gorée -Sénégal



Senegal: Ile de Gorée, La maison des Esclaves - 25 Décembre 2008
                                         




                                             La traite arabo-musulmane

                                        

lundi 29 février 2016

Lalibela : la ville sainte des chrétiens orthodoxes d'Ethiopie



Cette ville sainte est célèbre pour ses onze églises médiévales. dont la plus célèbre, Bete Giyorgis est l'église Saint Georges qui date du 13ème siècle. Ces onze églises monolithes sont taillées dans la roche et sont classées patrimoine mondial de l'Unesco depuis 1978.

Eglise creusée dans la roche -Lalibela

Bete Giyorgis - Eglise Saint Georges





Le nom de la ville vient du roi Gebra Maskal Lalibela (1172-1212), canonisé par l'Église éthiopienne, qui fit construire de nombreux couvents et églises, après s'être converti au christianisme.

En raison de l'expansion de l'islam, il était de plus en plus difficile pour les pèlerins chrétiens éthiopiens de se rendre à Jérusalem. C'est pourquoi, le roi Gebre Meskel estima qu'il était nécessaire de faire construire un sanctuaire directement dans la ville. Cette nouvelle Jérusalem aurait également son Jourdain et son mont Sinaï, d'autres noms bibliques de lieux sont également repris.





Lalibela, ses églises rupestres- Ethiopie (vidéo)








mercredi 17 février 2016

L’armée de la France libre était africaine,la France doit tout à l 'Afrique

Charles Onana, « La France et ses tirailleurs ». « La France et ses tirailleurs ». Un sujet pour le moins d’actualité auquel le journaliste Charles Onana a consacré un livre qui a nécessité trois ans de recherche. Interview complémentaire de celle qu’Afrik avait déjà réalisée en juin 2003, l’auteur nous révèle ici quelques vérités historiques étonnantes sur l’apport capital de l’Afrique à l’armée française de libération.
 
Propos recueillis par John Dossavi

Sans l’Afrique et les Africains, il n’y aurait jamais eu d’armée française de libération. C’est ce que prouve et révèle le livre de Charles Onana La France et ses tirailleurs. Un travail de mémoire de longue haleine où le journaliste a exhumé des archives militaires quelques vérités historiques dont l’Afrique devrait absolument savoir et enseigner. Comment notamment le rôle clé du Guyanais Félix Eboué dans la mobilisation du Continent.

Combien de temps a nécessité votre travail de recherche ? 

Charles Onana :
Je suivais la difficulté pour beaucoup de tirailleurs de l’armée française d’obtenir leur pension comme tous leurs camarades français de la seconde guerre mondiale. Je me posais tellement de questions que j’ai décidé d’enquêter. Cela m’a pris trois ans pour parcourir les archives françaises. J’ai accumulé beaucoup de pièces importantes. J’ai pu obtenir une partie des archives du Général Leclerc, une partie des archives du Général de Gaulle, qui montre que le rôle des Africains a été décisif, sinon déterminant, dans la résistance et la libération de la France.


Comment le Général de Gaulle a-t-il fait pour mobiliser l’Afrique à la cause de la France libre ?

Charles Onana :
Dès juin 1940, lorsque le Général de Gaulle lance son appel du 18 juin, la France est sous occupation allemande et le Général est sans territoire puisqu’il est réfugié à Londres. Il n’avait pas non plus d’armée, alors il s’est tourné vers l’Afrique. Il a demandé à Félix Eboué, qui était alors gouverneur de l’Oubangui-Chari [
*] (l’actuelle République Centrafricaine, ndlr), de mobiliser l’ensemble de l’Afrique Equatoriale Française (AEF) pour participer à la résistance. Lui-même était parmi les premiers résistants français en Afrique. Dès le 26 août 1940, il réussit à rallier le Tchad au Général de Gaulle. Il sera suivi du Cameroun, du Congo et de l’Oubangui-Chari. C’est ainsi que le Général a eu sa première assise territoriale pour démarrer la résistance. Il ne suffisait pas d’avoir un territoire, encore fallait-il avoir des soldats. C’est en AEF que le Général de Gaulle va avoir la première Armée de la résistance.

Félix Eboué a-t-il eu du mal à mobiliser les Africains à la cause française ?

Charles Onana :
Félix Eboué n’a pas eu beaucoup de difficultés à mobiliser la résistance en Afrique. Si ce n’est du côté français. Beaucoup de Français ne comprenaient pas que de Gaulle fasse autant confiance aux Noirs, alors que beaucoup de Blancs étaient des colons en Afrique. L’avance de Félix Eboué est qu’il avait combattu ses compatriotes blancs en leur disant qu’ils ne pouvaient pas continuer à brutaliser et à violenter les Africains sous prétexte qu’ils faisaient partie de colonies. Il avait acquis un respect auprès des Noirs. Lui-même venait des Antilles (Guyane, ndlr) et savait ce qu’était la violence coloniale. Il a défendu l’administration coloniale sans adopter les pratiques coloniales. De Gaulle l’avait compris. Seul un Noir que les Noirs respectent peut mobiliser l’Afrique Noire à l’effort de guerre. Il avait besoin de beaucoup d’hommes et la seule personne qui pouvait les lui apporter, c’était Félix Eboué.


Quel était l’intérêt pour les Africains d’entrer en guerre auprès de de Gaulle ?

Charles Onana :
Il a deux explications historiques. La première est que Mein Kampf, le livre d’Adolph Hitler, était un ouvrage dont le racisme n’est plus à démontrer et les Africains craignaient que les Allemands, qui prônaient la supériorité de la race arienne, se retrouvent en train de dominer le continent africain. Surtout qu’Hitler avait en projet à l’époque de faire de l’Afrique le réservoir de matières premières de la grande Europe qu’il voulait bâtir. L’autre explication est que les résistants gaullistes ont fait une propagande importante pour dire aux Africains que la France, la mère patrie, était menacée. Presque tous les Africains se sont sentis (presque) solidaires, liés historiquement à la France. Tous les Africains n’ont pas adhéré. Il y a beaucoup d’Africains qui ont été enrôlés de force dans l’armée française pour soutenir l’action du Général de Gaulle. Il y avait, par ailleurs, des engagements volontaires, ces derniers pensaient qu’en se libérant, ils libéreraient l’Afrique du joug colonial.


Combien d’Africains ont participé à la résistance française ?

Charles Onana :
La résistance des Africains a été beaucoup plus importante que ce que disent les livres d’Histoire. De 1940 à 1942, les Africains étaient sur tous les fronts sur les territoires français. Les combats les plus violents qui se sont déroulés dans le Nord de la France ont été essentiellement menés par les Africains. Et c’est pareil dans le Sud de la France. Quand on parle de la libération de la Provence, il faut dire que 300 000 Africains ont participé au débarquement de Provence. Débarquement qui est l’un des plus importants avec celui de Normandie. C’est lui qui a permis la libération de la ville de Toulon et de Marseille. Quatre-vingt pourcents des effectifs étaient originaires d’Afrique, avant que les Américains et les Britanniques n’arrivent. Et ça tout le monde l’oublie, tout le monde l’ignore...


Qui a financé l’armée française de libération ?

Charles Onana :
En juin 1940, le Général de Gaulle était pauvre, il fallait bien qu’il trouve l’argent quelque part. Donc la plupart des munitions ou des armes qui ont été achetées, l’ont été par les Africains qui cotisaient pour cela. Il y avait des collectes de fonds dans tous les pays du continent. Côte d’Ivoire, Congo, Cameroun, Mali, Togo etc. Lorsque j’ai pu consulter les archives et interroger un certain nombre de témoins, tout le monde reconnaît que tous étaient appelés à contribuer, devant des écoles, devant des églises, pour acheter des avions au Général de Gaulle, pour la France libre. Un pays comme le Cameroun a énormément contribué à cela par l’exploitation des mines d’or, de diamants, du caoutchouc. La Côte d’Ivoire a financé l’armée de libération par le cacao et le café, le Mali et le Sénégal par l’arachide... Toutes ses matières premières étaient vendues à la Grande Bretagne pour renflouer les caisses de la France libre.


Quelle a été la réaction du Maréchal Pétain, face au ralliement de l’Afrique à la cause du Général de Gaulle ?

Charles Onana :
Le Maréchal Pétain était vraiment déçu. Parce qu’il ne souhaitait pas que l’empire entre en guerre puisqu’il avait signé l’armistice avec les Allemands. Lorsque le Général de Gaule a décidé de mobiliser l’Afrique pour entrer en guerre, le Maréchal Pétain a décidé, lui aussi, de résister pour empêcher que cela se fasse. C’est en cela que l’on assistera à la bataille de Dakar dès le 23 septembre 1940, où les forces françaises qui soutenaient le Maréchal Pétain se sont mobilisées pour empêcher que Dakar soit pris par les Britanniques et le Général de Gaulle. La bataille a été très dure. Elle a duré une semaine et a été la première défaite de la France libre. C’était un combat franco-français. En 1941, il y a également eu une bataille au Gabon qui était la seule poche de résistance à l’armée de libération en Afrique centrale.


Le Cameroun et le Togo étaient sous mandat allemand. Comment se sont déroulé les choses dans ces pays ?

Charles Onana :
Pendant la guerre, le Cameroun et le Togo étaient effectivement sous mandat allemand, mais ils avaient un avantage : ils parlaient français. La propagande de la France libre a été très forte. C’est elle qui avait créé Radio Cameroun, elle a également soutenu, en partie, la radio togolaise. Ils faisaient passer la propagande suivante pour faire basculer les deux pays du côté de la France libre. Ils disaient aux Camerounais et aux Togolais : si les Allemands reprennent pied dans ce pays, ils utiliseront votre peau pour fabriquer des brodequins de militaires. Et le message passait.


Combien d’Africains sont morts pour la France libre en Afrique ?

Charles Onana :
Il n’y a personne qui puisse donner des statistiques fiables des Africains morts sur le continent dans le cadre de la seconde Guerre mondiale. Les archives militaires sont elles même très approximatives sur ces chiffres. Beaucoup de grands résistants africains pensaient que la France allait être reconnaissante du fait de leur rôle dans sa propre libération. Ça ne s’est pas passé comme ça. Je pense que de Gaulle, comme beaucoup de Français de l’époque, ne pouvaient pas dire la vérité. Ils ne pouvaient pas dire qu’une bonne partie de la force de la France venait de l’Afrique. La France, qui ne s’est pas retrouvée dans le camp des vainqueurs, a bénéficié des voies africaines pour avoir une place de membre permanent au conseil de sécurité. Tout ça les Français ne voulaient pas le perdre. Perdre l’Afrique à ce moment là, c’était perdre les matières premières, la zone d’influence et le pouvoir politique qu’elle pouvait avoir sur la scène internationale. Leur objectif à l’époque était de créer une communauté française où les pays africains n’avaient qu’une faible autonomie. Cela a été quelque chose que beaucoup de leaders nationalistes africains ont combattu.


Toutes vos recherches ont dû vous coûter cher ?

Charles Onana :
Cela a coûté beaucoup d’argent. Mais, en tant que journaliste, j’estime que c’était un peu mon devoir de faire en sorte que l’histoire africaine soit connue, non seulement de nous-mêmes mais aussi des nouvelles générations. Une histoire enfouie, dissimulée. Parce que si on ne comprend pas cette histoire là, on ne peut pas comprendre les injustices auxquelles les Africains sont confrontés aujourd’hui.


Le cas des pensions des anciens combattants s’inscrit comme une injustice flagrante ?

Charles Onana :
En 1959, les autorités françaises ont adopté un texte qui cristallisait les pensions des tirailleurs. Ça veut dire que l’ensemble des tirailleurs de l’armée française ne pouvait plus toucher la même pension que leurs camarades blancs de l’armée française. On a transformé leurs pensions en indemnités à la tête du client. Le Malien ne pouvait pas toucher la même pension que l’Ivoirien, que le Togolais, que l’Algérien, le Marocain ou le Tunisien. Seul quatre pays ont échappé à la loi de cristallisation : le Sénégal, le Gabon, le Tchad et la République Centrafricaine. Pas pour longtemps, puisqu’une nouvelle loi en 1994, cristallisait-elle aussi le système de pension de ces quatre pays.


Quelle est la logique étatique de ces disparités de pension ?

Charles Onana :
Pour le législateur, les pays devant accéder à l’indépendance, il n’était plus normal que ce soit la France qui gère les pensions de ces personnes. Au lieu d’arrêter de payer les pensions, l’hexagone a payé des pensions injustes et inégales. Ce que se demandent les tirailleurs c’est comment se fait-il, qu’après la victoire, les autorités françaises ont commencent à faire la distinction alors que sur les champs de bataille personne n’en faisait. C’est ce qui fait le plus de mal aux anciens tirailleurs que j’ai interrogés.


La cristallisation des pensions repose-t-elle finalement sur de quelconques arguments défendables ?

Charles Onana :
Ce texte n’est fondé ni sur un argument intellectuel sérieux, ni sur des arguments juridiques valables et encore moins sur des arguments historiques plausibles. Je ne comprends pas pourquoi une telle loi inique puisse continuer à persister jusqu’à aujourd’hui. Il y a eu ce qu’on a appelé la loi rectificative 2002, qui prévoyait une revalorisation de 20% de ces pensions. Même cette loi est arbitraire. En 2001, le Conseil d’Etat, la plus haute institution administrative française avait donné raison à Amadou Diop, un ancien combattant du Sénégal, qui avait porté plainte contre l’Etat français. Il a gagné son procès devant toutes les juridictions du pays. Toutes ont reconnu que monsieur Diop était français et que sa pension devait être payée comme celles des anciens combattants blancs français. Malheureusement, il est mort avant de voir la victoire de son combat. Malgré tout les autorités françaises n’ont pas payé à sa veuve la pension de réversion. Pire, elles ont considéré que les épouses n’étaient pas françaises, ce qui était contraire à la décision prise par le Conseil d’Etat.


Que peut faire aujourd’hui l’Afrique et les Africains contre le scandale des pensions des tirailleurs ?
 
Charles Onana :
Les armes sont nombreuses. L’Afrique peut faire aujourd’hui pression sur les autorités françaises. Il y a beaucoup d’associations en Afrique qui doivent se saisir du dossier. La société civile doit se mobiliser. Ils doivent écrire massivement aux autorités françaises, à leurs dirigeants. Les intellectuels doivent enseigner aux jeunes qu’il se passe des injustices qui sont inacceptables. Même les Français qui se sont battus avec les tirailleurs se sont mobilisés pour que ça change. Ils le disent eux-mêmes : « Quand nous étions au front, il n’y avait pas de Blancs, ni de Noirs, nous étions tous les mêmes. Et on ne comprend pas que la République française ne reconnaisse pas cette égalité ».


Les dirigeants africains vous ont-ils soutenu dans votre travail et votre combat ?

Charles Onana :
J’ai enregistré au moins un soutien important, celui du Président sénégalais Abdoulaye Wade. Il a pris un certain nombre d’initiatives, notamment en demandant qu’une loi puisse passer à l’assemblée pour soutenir les tirailleurs de l’armée française. Il a également demandé que la journée du 23 août, qui correspond à la libération de Toulon et de Marseille, puisse être célébrée par la plupart des pays africains qui ont envoyé des combattants dans l’armée française. Tout cela est encore insuffisant. Il faut qu’il y ait un changement fondamental dans les manuels scolaires pour que cette histoire soit étudiée par les Africains. Pour que les étudiants puissent faire des mémoires et des thèses sur le sujet afin qu’ils sachent que le rôle des Africains a été très important dans l’armée de libération du Général de Gaulle et de la France libre.


Afrik

Tirailleurs africains




 
 

jeudi 4 février 2016

Du noir à l'africain : histoire d'une identité avec Amouna Ngouonimba

Le livre "les noirs au cœur d'une institution millénaire eurasiatique" de Amouna Ngouonimba


Une Vidéo (de 2013) avec l'écrivain et éditeur congolais Amouna Ngouonimba riche en enseignement, regardez....

Bonne vidéo!


 
 
 

mardi 2 février 2016

VIDEO:les routes périlleuses du Cameroun



Un reportage diffusé sur France 5 le 3 janvier 2016 que je souhaite partager avec vous sur les routes périlleuses du Cameroun et ses véhicules que j'appellerai "tombeau" mais appelés dans le reportage "clando"  , avec tous les risques d'accidents que cela comportent.

Lolodorf, Ebolova,Linté,Yoko.....et bien d'autres régions sont concernées.

Aux autorités camerounaises, s'il vous plaît, faites quelque chose pour ceux qui ne vivent pas à Douala ou à Yaoundé. Des infrastructures sont urgentes et nécessaires.

Car l'émergence ne peut se faire sans routes ...

Braves Camerounais, jeunesses débrouillardes...Tous mes respects

Bon reportage!




lundi 25 janvier 2016

Nigéria : le carnaval de Calabar

Il est décrit comme le plus grand festival de rue d’Afrique. Chaque année, l’engouement autour du Festival Calabar, dans l’Etat de Cross River, au Nigéria, devient plus important.

Pour beaucoup de gens, c’est le rendez-vous à ne pas rater durant la période de Noël. En onze ans, le festival a su dépasser les frontières du Nigeria. Il est devenu plus international et attire de plus en plus d‘étrangers. Cette année, l‘évènement a vu la participation de centaines de participants venus de onze pays d’Afrique et d’Europe. Même les très célèbres reines du Carnaval brésilien étaient de la partie. « Nous célébrons 11 ans du carnaval ; la plus grande fête de rue jamais organisée en Afrique ; le plus grand spectacle en Afrique de l’Ouest , ceci est juste le début », a déclaré le gouverneur Ben Ayade. Un spectacle réussi que savourent les organisateurs. « Le carnaval, c’est avant tout de l’amusement, de l’excitation, des gens ensemble. Et aujourd’hui, nous voyons tellement de pays, asiatiques, africains, venir nous rejoindre. J’apprécie réellement le fait qu’ils viennent et je crois que, sur le chemin du retour, ils ramèneront quelque chose avec eux. », espère Chika Okorie, organisatrice de l‘évènement.

Au départ, la promotion d’un patrimoine culturel

En lançant le festival en 2004, le gouverneur de l’Etat de Cross River ne s’attendait sans doute pas à un tel engouement. En effet, l’objectif de départ était juste de montrer le riche patrimoine culturel de la région. Mais, au fil des années, le rendez-vous a gagné en importance au point de devenir l’une des plus grandes attractions touristique du continent.
« Le tourisme est notre propre pétrole. Nous allons l’utiliser pour commercialiser notre Etat dans le monde. Aujourd’hui, tous les yeux du monde sont braqués sur Calabar, comme vous pouvez le voir. », déclare Gabriel Onah, président, de la Commission du festival
Musique, dance et mode, le carnaval offre un défilé culturel grandiose. Et c’est sur ces piliers qu’il a réussi à se hisser au sommet. Des couleurs et des sons donc, objets de fascination d’un événement qui ne cesse de grandir.

Africanews.






Edition 2015 décembre
 
En 2012 : super!
 

Le beurre de karité....

En Afrique, les femmes sont responsables de la quasi-totalité des activités de transformation agroalimentaire. La plupart du temps, celles-ci sont réalisées manuellement, à l'aide d'équipements rudimentaires.

L'arbre à karité (Butyrospermum Parkii) est plus ou moins répandu dans les savanes d'Afrique occidentale. Les pays comme le Mali, le Burkina Faso, le Togo, le Bénin, le Nigeria et le Soudan. Au Mali, les densités peuvent varier de I à 50 arbres par hectare. Chaque arbre peut donner, en moyenne, 15 à 20 kilos de fruits frais. Une fois séchés, on obtient 3 à 4 kilos d'amandes prêtes à être concassées.

Le beurre de karité est utilisé pour la peau, les cheveux  de bébé et des adultes, des femmes enceintes. On l'utilise pour soigner les brûlures légères, les plaies, les démangeaisons.Le beurre de karité peut être utilisé en huile pour la peau, c'est un excellent hydratant et très efficace pour lutter contre les vergetures.A consommer sans modération.



 
 
 
Vidéo de la fabrication du beurre de Karité - Burkina Faso
 

mardi 19 janvier 2016

Algérie : La Grande mosquée de Telmcen

En plein centre ville, elle est reconnaissable par la régularité de ses proportions et l'imposante harmonie de la batisse. Elle dispose de huit portes.
Elle a une superficie d'environ 3.000 m2 

C'est Youcef Ibnou Tachfine, le fondateur de la dynastie Almoravide qui aurait démarré la construction  vers 1102 un édifice d'une nudité ascétique et Ali Ben Youcef qui en 1136 agrandit la Mosquée, embellit le Minaret primitif, le Mihrab, la Net médiane et la Coupole en avant du Mihrab.

Une merveille dont les algériens peuvent être fiers.



Une vidéo de la grande mosquée de Telmcen

vendredi 15 janvier 2016

Autour du touareg.....

Le touareg est issu du peuple berbère du Niger, du Mali, du Burkina Faso, de la Libye et de l'Algérie.

Selon un recensement datant de 2001,les touaregs seraient compris entre 1.5 et 3 millions de personnes dont environ 1 million au Niger.

Le terme "touareg" vient de l'arabe sinon d'autres termes sont utilisés comme Kel Tagelmust (qui veut dire ceux qui porte le voile).

Le touareg est musulman de confession religieuse mais la pratique de façon très modéré.

La place de la femme est centrale, c'est elle qui est propriétaire de la tente, c'est une société matriarcale et monogame. Les plus grandes figures mythiques berbères sont féminines.

C'est une société très organisée et hiérarchisée. Ils aspirent à l'indépendance et l'ont longtemps revendiqué avec récemment le groupe Azawad ce mouvement s'est essoufflé progressivement.


Photo de désert-maroc 
 
Vidéo :Mariage en pays touareg 
 
 
Vidéo :Une star française en pays touareg au Niger
 
 

mercredi 13 janvier 2016

Tradition : Le mariage en pays baoulé et agni


 Les  Baoulé et les Agnis sont du groupe Akan qui vient du Ghana.
Ils vivent essentiellement au centre de la Côte d’Ivoire pour les baoulé et à l’est du même pays pour les agnis.
Le mariage est l’union entre les deux individus, mais surtout celle de deux familles.
La célébration d’un mariage est précédée de longues discussions entre les familles des fiancés.
En pays akan, c'est l’homme qui fait le pas et décide d’épouser la femme, l'accord de celle ci est essentiel pour que le mariage ait lieu.
Il n’y a pas de mariage forcé chez les Baoulé et Agni.
Les différentes étapes du mariage traditionnel :
Le "Kôkô" ou les fiancailles : Chez les deux peuples, le “Kôkô” est l’étape qui fait office de fiançailles. C’est ici que l’homme se présente officiellement aux parents de sa future femme.  Si chez les Agni, une bouteille de Gin suffit pour célébrer les fiançailles, chez les Baoulé il en faut davantage. En principe, quatre  bouteilles de liqueur sont requises. Elles sont reparties comme suit : une bouteille pour la famille maternelle de la fiancée, une autre pour sa famille paternelle, la troisième pour la communauté des ressortissants du village (dans ce cas, la cérémonie a lieu en ville). La dernière bouteille est consommée sur place et sert de témoin pour les fiançailles.
Le mariage :

 Après le “Kôkô”, le mariage est l’occasion d’une fête. Pour la dot, avec le temps, les choses ont évolué . Les éléments énoncés sont à titre d'exemple, car cela varie en fonction des régions et des époques. 
La dot chez les Baoulé :
- 6 bouteilles de liqueur
- Un gros drap pour la mère de la fiancée ou «miébè »
- Un gros pagne pour le père de la fiancée
- Des complets de pagnes, des sandales appropriées, des bijoux pour la fiancé (la valeur est fonction de l’intérêt que l’homme porte à sa fiancée)
- 60000 fcfa au moins à la fiancée
- 80000fcfa pour aider les beaux-parents à recevoir les invités.
En cas de divorce, pas de remboursement  possible.
La dot chez les Agni:
-6 bouteilles de liqueur
-Une somme de 6 060 FCFA reparties comme suit: 6 000 francs pour le père et la famille et 60 francs à rembourser en cas de divorce.
-Du sel pour les tantes de la mariée
-Des boîtes d’allumettes à distribuer à l’assemblée présente
-On peut prévoir 5 000 F de part et d’autre en remplacement du paquet d’allumettes.
- De l’argent pour les frères de la mariée
-L’argent de l’accolade entre les époux.
-Des bijoux et pagnes de valeur,  de la poudre, du tabac
-3 complets de pagne, 3 foulards, 2 kodjo, 2 popelines blancs, peigne, parfum, 1 complet de pagne pour la belle-mère, 2 serviettes.
Si en temps normal, la cérémonie des fiançailles (Kôkô) et celle du mariage se font séparément, il est possible de  les réaliser en une seule cérémonie.


                                                     Couple Agni - photo ivoireculture
                                                  Couple Baoulé - photo ivoireculture


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mardi 12 janvier 2016

Comment préparer le dégué ?

Le dégué est du lait avec de la semoule de mil ou blé. C'est un dessert mangé en afrique subsaharienne. Très apprécié des africains.

La quantité pour 8 personnes

Les ingrédients :
  • 100 g de couscous
  • 50 g de sucre
  • 1 pot de yaourt
  • 1/2 kg de lait en poudre
  • 1l d'eau bouillante
  • sucre vanillé
  • 1 pincée de gingembre
  • 20 g de beurre

  • La recette de cuisineAZ.com :
    -Délayez le lait avec un peu d'eau froide, ensuite ajoutez l'eau chaude et le yaourt et laissez reposer toute une nuit.
    -Passez les grains de couscous mouillés à la vapeur et dès que c'est bien cuit, ajoutez le beurre et mélangez.
    -Laissez refroidir puis ajoutez le sucre.
    -Vérifiez que le lait s'est bien formé, ajoutez le mélange de couscous et remuez.
    -Gardez-le au frais.

    -Servez avec des glaçons en dessert.
     
    Bon appétit!
     
     
    Photo de afrodelice
     
     
     
     

    vendredi 8 janvier 2016

    D'où vient le couscous ?

    Le couscous serait originaire du Soudan via l'Egypte. Il est fait dans cette région à base de sorgho ou de mil dans des paniers tressés mis à la vapeur.
    Le Maghreb le mange à base de blé (Maroc, Tunisie, Egypte ..).Le couscous est depuis un plat national en Afrique du Nord. L'accompagnement du couscous ainsi que son assaisonnement varie en fonction des pays.


     
                   Photo idealwine.net



    Ci joint la recette du couscous pour les débutants, bon appétit!