dimanche 10 juillet 2022

REINE ANNE ZINGHA, LA PLUS GRANDE RÉSISTANTE CONTRE LA TRAITE EUROPÉENNE EN AFRIQUE

 

ANNE ZINGHA, LA PLUS GRANDE RÉSISTANTE CONTRE LA TRAITE EUROPÉENNE EN AFRIQUE
Dès 1622, celle qui allait devenir la reine Nzinga, alors princesse du Royaume Kongo, fut envoyée en négociatrice et tint tête aux Portugais qui voulaient imposer à son pays de les approvisionner en esclaves.
Devenue reine en 1624, elle réorganisa son armée et fit pendant 30 ans la guerre aux esclavagistes portugais.
Elle mourut à 82 ans sans avoir cédé.




MANSA ABUBAKARI KEITA II, Roi africain qui est arrivé en Amérique avant CHRISTOPHE COLOMB

 MANSA ABUBAKARI KEITA II, Roi africain qui est arrivé en Amérique avant CHRISTOPHE COLOMBO :

Abubakari II, Mansa (Roi) de l'Empire du Mali au 14e siècle, a conduit les marins maliens vers l'Amérique(s), plus précisément le Brésil actuel, presque 200 ans avant l'arrivée de Colomb. Il a dirigé ce qui était sans doute le plus riche et le plus grand empire sur terre, couvrant presque toute l'Afrique de l'Ouest.


Abubakari voulait savoir si l'océan Atlantique - comme le grand fleuve Niger qui a balayé l'empire du Mali avait une autre rive, il avait beaucoup voyagé à travers et à l'extérieur du continent africain. Déjà dû à la plupart du continent, Son prédécesseur et oncle Soundjata Keita, avait déjà fondé l'empire du Mali et conquis une bonne étendue du désert du Sahara et une grande forêt le long de la côte ouest-africaine.
L'historien afro-guyanais Ivan Van Sertima, écrivant sur le témoignage de l'empereur Kanku Musa enregistré par l'Arabe Ibn Amir Hajib et transcrit par Al Omari au 14e siècle en Égypte lors du pèlerinage de Musa Expliqué :
""attiré par l'exploration, Abubakari II a appelé des ingénieurs du lac Tchad qui étaient connus pour construire des navires tout comme leurs ancêtres égyptiens (kémétiques) et pour étudier tous les navires sur les rivières Djoliba (Niger) et Sénégal pour l'aider à lancer une flotte massive et sur l'océan Aethopien (Atlantique). Il a également embauché des équipages nombreux et variés, des marins, des commerçants, des constructeurs, des artistes guerriers et des hommes savants et il leur a fourni de grosses rations d'une durée de deux ans. La flotte a traversé l'océan occidental en s'appuyant sur le système unique de communication du tambour 🥁".
Abubakari II a remis son trône à son frère, Kankou Moussa, et partit en expédition dans l'inconnu en 1311.
"L'empereur a abandonné tout pouvoir et tout l'or pour poursuivre la connaissance et la découverte,"
Son frère, Kankou Moussa (Mansa Musa) deviendrait l'homme le plus riche de toute l'histoire.
À l'arrivée d'Abubakari II au Brésil...
« Il décide qu'il va traverser l'océan pour régner cette nouvelle terre qu'il a appelée « Boure Bambouk », après les richesses des champs d'or de l'empire du Mali. La troisième année dans la colonie naissante de Boure Bambouk, la première sous la direction d'Abubakari II, voit ses hauts et ses bas. Abubakari établit les premiers contacts diplomatiques avec les curieuses tribus Tupi de la région, encourageant le commerce avec elles.
À travers ce commerce, les colons de Boure Bambouk connaissent d'abord les cultures du Nouveau Monde, dont le maïs, les haricots, les arachides, le tabac, le coton et les fruits tropicaux. Ces produits agricoles permettront à la colonie de devenir autonome. De même, le bétail de l'Ancien Monde, comme le bétail, les moutons et les pintades, sont d'abord introduits dans le Tupi, tout comme les céréales comme le riz, le millet et le sorgho.
En 1314, Abubakari renvoie un bateau au Mali pour demander plus de soutien à son frère. Mansa Musa est impressionné par les nouvelles récoltes qui lui sont présentées, et rassemble plus de colons et de l'aide à envoyer à Boure Bambouk. Ainsi commence un échange aller-retour de marchandises bamboukiennes en échange de l'assistance malienne. L'agriculture du maïs, des haricots, des cacahuètes, des poivrons et du coton déclenchera une explosion démographique au Mali, qui fournira de futurs colons de l'autre côté "
Au-delà de Colomb, la preuve des contributions africaines à la civilisation américaine comprend « l'importation de l'art de la construction pyramidale, des systèmes politiques et des pratiques religieuses ainsi que des mathématiques, de l'écriture et un calendrier soph
Van Sertima cite la divinité aztèque Quetzalcoatl qui est parfois représenté au Mexique comme un homme noir avec une barbe, vêtu de blanc, arrivé en 6 cycles après le dernier homme venu des terres étrangères.
D'autres disent aussi que la présence de têtes de pierres avec des « traits africains » de l'ancienne civilisation olmèque en Amérique du Sud, avant les Aztèques et les Mayas, en est encore plus une preuve.
Les preuves de plus en plus nombreuses suggèrent que la présence africaine dans les Amériques avant Colomb, il est peut-être juste de dire que la relation de l'Afrique avec les Amériques n'a pas commencé par l'esclavage. Mais avec des marins, des explorateurs et des rois.


vendredi 10 décembre 2021

Cameroun - Danse Fussep en pays bamiléké (Bafoussam)

 Danse Fussep en pays bamiléké (Bafoussam)

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lundi 6 décembre 2021

La danse traditionnelle des femmes Soussous

  

La danse traditionnelle des femmes Soussous en Guinée .

Yoki Guinè Faré

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dimanche 5 décembre 2021

La danse malinké en Afrique de l'ouest

 


                                        La danse malinké en Afrique de l'ouest

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samedi 4 décembre 2021

La danse boloye chez les sénoufo au nord de la Côte d'Ivoire

 La danse boloye  chez les sénoufo  au nord de la  Côte d'Ivoire


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La danse ampadou d'Ayamé

 

                                                   La danse ampadou d'Ayamé

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dimanche 10 octobre 2021

Le mariage coutumier en pays Soussou

 

Le mariage coutumier en pays Soussou



La guinée est un pays cosmopolite composé de plusieurs ethnies et chaque ethnie à ses propres coutumes et mœurs. Le mariage est l’union entre deux personnes, pour le légaliser, il faut une cérémonie et la présence des deux familles. Ce mariage est célébré différemment par ces communautés.



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En basse Guinée se trouve en majorité l’ethnie soussou représentant 25 à 30 % de la population guinéenne et 75 % en guinée maritime. En pays soussou, cette communauté exige le respect de ses coutumes et mœurs dans la célébration du mariage coutumier. Comment procèdent-ils ?
Tout d’abord le prétendant avec sa famille doit envoyer trois attaches de colas pour d’abord les salutations d’usage et ensuite pour demander la main de la fille, s’il ya pas un autre prétendant. Au cas où cette réponse est positive, le prétendant doit maintenant saluer les autres membres de la famille de la fille (coté paternel et maternel). À l’issue de toutes ces démarches, une autre attache de colas sera déposée pour fixer la date du mariage.



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À la veille du mariage une veillée de danse appelée « Dinguè faré » (danse des mères) est organisée à cet effet. Le lendemain, le jour du mariage, le mari devra donner la dot soit en argent ou en nature, mais aussi les habits pour sa future femme et ses parents. Une calebasse contenant des grains de riz qui veut dire que la future femme doit être nourrie, de sept aiguilles qui signifient que dans le mariage il peut avoir des malentendus entre le couple, mais l’on doit recoudre pour sauver le mariage. Ces sept aiguilles doivent être partagées entre les 7 personnes impliquées dans le mariage, aussi dans la calebasse se trouve le sel, qui a aussi sa signification, c’est pour dire que dans le mariage il peut y avoir aussi les temps difficiles, mais qu’on doit toujours chercher à surmonter.
Le mariage est célébré, ainsi la mariée habillée en blanc prend cette calebasse pour s’accroupir sous quelqu’un de son choix, mais pas n’importe qui, celui qui peut s’impliquer pour régler des différends au cas où il y aura des problèmes.
Dans les temps après la célébration du mariage, la femme est donnée à son mari, un lit avec un drap blanc est préparé pour leur noce et les vielles assises devant la porte. Si la femme est vierge, ce tissu blanc est montré avec des pas de danse.
Ainsi durant toute cette semaine le couple se tient et un poulet bien garnit et cousu avec quelques éléments à l’intérieur est préparé pour donner à manger à la femme. Ce qui la permettra d’avoir un enfant très tôt, au cas où elle a menti sur sa virginité, elle ne se séparera jamais avec des maux de ventre et elle ne fera pas d’enfant nous apprend-on. Mais cette pratique tend à disparaître, car la religion l’interdit.
La nouvelle vie commence donc pour ce couple et les règles coutumières ne sont pas biaisées.

Source guineepeople

vendredi 22 mai 2020

COTE D'IVOIRE : BLALÈ, RÉSISTANT BAOULÉ À LA COLONISATION FRANÇAISE

BLALÈ, RÉSISTANT BAOULÉ À LA COLONISATION FRANÇAISE

Blalè, résistant baoulé à la colonisation française
L’histoire méconnue d’un résistant baoulé à la colonisation française : Blalè, chef des N’Gban, exécuté en prison à Toumodi, en juillet 1902.
Blalè. L’évocation de son seul surnom faisait trembler toute une garnison de militaires français, installés à Toumodi. Entre 1898 et 1901, il faisait partie des “rebelles” à capturer, mort ou vif. Blalè signifie en Baoulé: le fer. Blalè était le nom de guerre d’Akafou, qui durant trois ans, a pris la tête de la résistance baoulé entre Didiévi, Toumodi et Tiassalé.


Blalè doit son surnom à son invulnérabilité aux lances et coupe-coupes de l’époque

Blalè chef des N’Gban
blaleBlalè était en effet, le chef des N’Gban et ne supportait pas la tentative de déstructuration du royaume baoulé, entreprise par le gouverneur colonial Henri Roberdeau. La politique de ce dernier constituait à désagréger les “n’vlé” (petits royaumes placés sous l’autorité du grand royaume baoulé dont le siège était à Walèbo – Sakassou), pour les remplacer par des tribus, à la tête desquels il plaçait des obligés.

Blalè qui doit son surnom à son invulnérabilité aux lances et coupe-coupes de l’époque, avait pris la tête d’une armée de guerilleros baoulé, issus majoritairement des N’Gban, des N’Zikpkli (Didiévi), des Agba-Katchènou (Bocanda), etc.

1er février 1911, la colonne Bergeron réussit à mater la résistance nanafouè

Blalè inspire la résistance des Nananfouè de Yamoussoukro
Peu avant sa capture en 1902, à l’issue d’un guet-apens, son combat avait inspiré la résistance des Nananfouè de Yamoussoukro, qui, entre 1902 et 1911, réussirent à plusieurs reprises à assiéger le poste militaire d’Aman Salèkro. Plusieurs capitaines français furent humiliés et défaits par des résistants nanafouè qui combattaient à armes inégales. Ce n’est que le 1er février 1911, que la colonne Bergeron réussit à mater la résistance nanafouè, après une vaste offensive menée durant deux semaines.

Blalè fut exécuté en prison à Toumodi, en juillet 1902, peu après son arrestation, sur ordre du capitaine Bastard, un officier colon réputé sangunaire

Source Toumodi News